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lundi 27 août 2018

Comment j'ai encore flippé à 4 jours du départ

Certains se souviendront qu'avant mon voyage pour l'Ecosse, Artémis m'avait compté misère...

Atlas a décidé de copier sa grande soeur et me faire une petite frayeur juste avant le départ pour Paris...

Mais que s'est-t-il passé?

*oups*

J-5 avant le départ : en dévissant le sabot moteur, on casse une vis dans le support. Après plusieurs essais, je me résous à filer au garage pour demander un coup de main, 5 minutes après, le problème est résolu! (Après une année de galère, notamment, une tentative bizarre qui nous a mené à enlever la batterie. Oui cet élément est important.)

Merci Dr Kawasaki <3 td="">

J-4 : Je file faire les finitions du sabot avec mon Dr Wood préféré!



J-4 : Essai sur bête, essai sur route... Et c'est le drame... 



J-4 : Après un essai plutôt concluant sur route, je tente un essai dans la rocaille, exercice désormais facile pour notre duo de choc! Après quelques kilomètres de montée (ok, genre 2km), je baisse le regard sur mon écran et constate avec effroi que mon compteur clignote, le voyant ABS clignote et surtout le témoin de défaut moteur reste allumé. Mon sang ne fait qu'un tour, je descends de monture, éteint la moto... Coupe le contact... Et je le remet... Et là rien... Du tout. L'écran reste résolument éteint.

Je ne sais comment j'ai gardé mon sang froid. Espérant que ce n'était rien... Pourtant, j'ai le coeur serré alors je fais le tour de la moto et je réfléchis.
10% de batterie sur mon téléphone... Evidemment! Sans déconner, le karma s'est ligué pour me faire passer un message... C'est une chose que j'ai compris bien plus tard.

J'appelle Dr Wood à la rescousse pendant que je réfléchis au meilleur moyen de redescendre vers la route... En roue libre, cela fait l'affaire! Yeahi... Les randonneurs s'étonne de cet étrange VTT... 

Arriver sur la route, la moto ne montre aucun signe d'amélioration, je commence à réfléchir au circuit électrique... Vérification systématique des fusibles... Bon c'est pas ça. La batterie peut-être... Je sors le voltmètre (demande pas, il y a des réflexes bizarres...)...

Téléphone... Ah, Dr Wood arrive dans 5 minutes. Je range le tout sans vérifier la batterie (Oui, souviens-toi de ce moment).

On charge Atlas, direction Dr Kawasaki... Mon coeur gros comme un melon. L'espoir plus grand encore...


3 jours d'aventures roulé-serré

J-3 : On se laisse pas abattre. J'ai un article à écrire, des roadbooks à rouler et des bagages à préparer. Et c'est jour férié... Donc pas encore de Dr :(

J-2 : 8h : Kikoo Dr, siouplait, vous pouvez regarder? (Avec les croissants,  graissage de pattes powa)
J-2 : 17h00 : "Bonjour bonjour, j'ai appris que tu partais bientôt en moto pour voyager, tu peux venir demain pour un entretien?" (Tu te souviens le karma?)
J-2 : 17h30 : "Bonjour bonjour, la moto est prête!" "Bah, c'était quoi?" "Rien de grave, tout bien"

J-1 : Entretien pour le job de rêve au poil et c'est partiiiiiiiiii!!


Atlas presque-ready pour sa première aventure

A suivre....


(Oui oui, je rattrape un peu le temps perdu XD)


Et grande nouvelle, bientôt je remets ça en octobre... Les soucis moteur en moins, j'espère...


mercredi 9 mai 2018

Comment je me suis préparée au Paris-Dunkerque

Il y a 6 mois, un ami Vroum Vroum, m’a lancé au défi de participer au Paris-Dunkerque: une randonnée moto off-roads de 600 km sur 3 jours. 200 pilotes au départ, la crème de la crème en somme.

Organisée par Cocoricorando, cette randonnée entre… Paris et Dunkerque, justement, a gagné une solide réputation dans l’organisation de parcours pour les gros Trail. Le mythe est savamment entretenu par ceux qui en sont revenus. Avec 10h à 12h de moto par jour, l’endurance sera la pièce maitresse pour aller au bout de la trace et quand même un peu de maîtrise!

Côté endurance, on fera avec ce qu’on aura.
Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai consenti à quelques investissements.
Pour le sommeil :
  • Une tente badass (Marmot Tungsten UL 2P)
  • Un sac de couchage (que j’ai depuis longtemps, mais possible que j’emprunte un plus chaud pour l’occasion)
  • Un tapis de sol (under construction)
  • Un sac étanche pour ranger tout ça (under construction)
  • Une selle confort (under construction) (pas très utile pour la rando en elle-même mais pour les liaisons pour Paris et le retour à Lausanne, je pense que je vais apprécier)

Côté équipement pilote,
  • Une nouvelle paire de bottes (Review complète à venir)
  • Un pantalon full kevlar avec renfort là où il faut (Review complète à venir)
  • Je voulais acheter un nouveau casque mais ça attendra

Côté équipement moto,
  • Crashs bars
  • Protèges mains
  • Sabot moteur (home made, en cours)
  • Un dérouleur de roadbook (généreusement prêté par le pilote Jean Szabo que j’ai rencontré au cours Cornu)
  • Des pneus Heindenau K60

Côté maitrise,
Comme je n’avais pas du tout d’expérience off-road avant et que j’avais une trouille bleue du moindre petit gravillon, j’ai pris la décision d’aller me former la moindre. Où aller, sinon dans un des meilleurs centres d’enseignement à la conduite de suisse romande : Cornu Master School.
  • Deux belles expériences (dont vous pouvez trouver le compte rendu dans un précédent billet).
  • Un cours Cornu dans le terrain niveau 1 (avec le matériel de l’école)
  • Un cours Cornu « grosses enduro » (avec Atlas <3 3="" li="">

  • Entraînements solo et communs (avec Vroum Vroum)

  • Avec tout ça, j’avais mon équipement d’avant, une veste toute saison que je vais un peu rafistoler, des sacoches souples Bagster, ma combi pluie rafistolée et quelques autres trucs (Recap' complète avant le départ).

    Je pars sereine… Je me réjouis de vivre cette aventure et de me replonger dans ce monde, de rencontrer pleins de gens sûrement super et d’aller au bout du défi !

    Vous pourrez suivre notre épopée ici-même, sur #AtlasPoya, sur mon Instagram, sur un what’s app public (lien à venir) et plus tard sous forme de CR vidéo :)


    vendredi 20 avril 2018

    J'ai commis l'irréparable...

    Bon... Je dois quand même vous dire.... J'ai pas pu résister longtemps... (En fait, y avait pas à négocier mais j'ai quand même hésiter alors...)

    J'ai repris une moto!

    Et j'ai fait un truc H-O-R-R-I-B-L-E! J'ai acheté une 300...

    Oui, oui, vous pouvez rouler des yeux et secouer la tête... Je vous vois déjà venir... Monter sur vos grands chevaux et m'expliquer par le menu quelle erreur j'ai fait là... Ou ne rien dire... Sans moins le penser.

    Bref... J'ai absolument craqué sur la dernière née et petite soeur de la lignée des Versys. La légendaire (oui, parce qu'en fait personne n'en a vu) Versys X!

    C'est avec un plaisir non dissimulé et totalement assumé que j'ai l'honneur, que dis-je le privilège de vous présenter ma nouvelle monture : Atlas!

    Je crois que ma tête peut pas mentir...

    Bon aller, je vais quand même vous avouez un truc.... Oui, c'est pas super méga puissant.... Et OUI, ELLE EST TROP HAUTE pour moi... (Ah, oui ça fait deux)
    Et même avec la selle basse, je suis un peu ric-rac...

    Mais alors pourquoi???

    Déjà, j'adore le design... Et avec les crashbars et les protèges-mains, elle a un look d'enfer!

    My sun and my stars

    Ensuite elle est super légère...


    Et au final, elle a rien a envier à ses grandes soeurs... Après quelques 3000 km parcourus ensemble (oui j'ai attendu tout ce temps pour vous la dévoiler....), je dois reconnaître que je réapprends à conduire... Et chercher les poneys sauvages pour les dépassements.

    Quelques frustrations pour la reprise en sortie de courbe mais pour faire de l'arsouille et voyager, il y a déjà de quoi se faire bien plaisir. Les petites routes tortilleuses sont totalement son terrain de jeu!

    Sur l'autoroute, avec un tempomat (comprendre une poignée en plastique héritée d'Artémis qui permet d'appuyer avec la paume et relâcher les doigts), c'est tout à fait acceptable!
    Par contre, et sans surprise, la selle est aussi inconfortable qu'annoncé.. Une catastrophe même... Au retour de notre trip à Nice (1200km sur deux jours), j'ai vraiment souffert à ne plus savoir comment m'assoir... Même sur une chaise! Alors, oui, 1200 km en deux jours, c'est beaucoup mais quand même... Je vais devoir sévir!

    Concernant monte de pneus, je suis totalement contrariée par la monte d'origine... Si elle fait le job sur sec, dès que la route est mouillée, il y a plus personne!

    Alors en prévision de Paris-Dunkerque, j'avais choisi de mettre des Heidenau K60 dès la monte actuelle en fin de vie. Mon inscription au cours Cornu pour les gros Trail ayant été confirmée... C'est dans l'urgence que j'ai précipité le changement... A ma plus grande satisfaction!

    Les premiers kilomètres, c'est un peu la belle qui faisait sa loi, mais une fois les sauvages domptés, j'ai pu bien apprécier les sensations. Sur sec, rien à signaler... Ou presque... Entre 88km/h et 96 km/h (oui, c'est précis), ils font un whouuuuuuu très caractéristique! Surprenant la première fois, j'en ai fait un repère sonore pour estimer ma vitesse, peu importe le rapport engagé.

    Sur mouillé, comme annoncé par mon garagiste, les tétines travaillent beaucoup sur l'angle donnant un impression de flottement bizarre mais sans glissade. A voir, j'ai eu la chance de profiter des beaux jours qui reviennent sans nuages.

    Je vous dirais mercredi prochain ce que j'en pense dans le terrain :D

    Bonne route et V!


    lundi 24 octobre 2016

    Retour à la case départ

    Voilà voilà. Bon la bonne adresse s'est transformé en pas si bonne affaire en fin de compte.

    La chambre étant juste au dessus d'une boîte de nuit, il va sans dire que ma nuit a été quelques peu mouvementée. Mais j'ai quand même réussi à gratter 4heures de bon sommeil quand elle a fermé ses portes. Quel bonheur.

    Je traverse la ville pour rejoindre mes pilotes à leur hôtel pour la traversée de la Suisse qui nous attends.

    Une fois installé, l'envie de rentrer au plus vite et la météo pluvieuse nous décide à prendre l'autoroute.
    En passagère, je suis presque au sec. La pluie glisse le long de la veste sur le siège du panier. Note pour plus tard : mettre - aussi - le pantalon de pluie.

    Et voilà. Le voyage se termine. Quelle aventure!


    samedi 22 octobre 2016

    Alpes autrichiennes

    Aujourd'hui, on a traversé le Tyrol autrichien en direction de la Suisse. On quitte à regret le Gasthaus Mauth et son acceuil chaleureux.

    Le rythme en Ural, c'est piano piano et c'est tant mieux. On prends le temps de regarder le paysage et de profiter de ce bel automne. Il ne fait pas trop froid et le soleil brille de mille feux.

    Entre autoroute et grandes routes, on file on file on file encore.
    A midi, on s'arrête dans un endroit magnifique. Le Oilers69!
    LE bar à l'américaine de fou! Des vielles voitures dans tous les coins, tout est dans le détail. Les moteurs en pompes à bières, moteurs d'avions, hélices, capot de voitures en guise de barrières, ... Et pour couronner le tout, on y mange très bien. Bref, une autre bonne adresse à retenir dans la région.

    Et puis il est tant de reprendre la route. Un Ural, c'est franchement confortable, dans le panier avec la visière on est bien protégé du vent et du froid. Ma pilote conduit prudemment et tout en souplesse. C'est vraiment très sympa.
    Après la journée riche en émotions de la veille, cette journée est très apaisante.
    On a de la route. 340 kilos dans la journée. En arrivant à Winterthour, on est lessivé et trouver un hôtel dans mon budget se révèle être un casse-tête un samedi soir. Au final, nous décidons de nous séparer. Je trouve refuge dans L'Hôtel-Music-Club Albanie en centre-ville. Une chambre cosy avec WC/douche à l'étage. Parfait pour moi.

    La journée a été longue. Demain, dernier jour de ce périple hors-norme pour mes pilotes et dernier jour de vacances pour moi. Après je reprends mon mémoire à 200% et il est plus que temps d'en finir.

    Bonne nuit ;)

    vendredi 21 octobre 2016

    Revoir Salzburg

    Réveil difficile ce matin après une courte nuit de sommeil à Wels.

    Petit déjeuner à l'autrichienne avec ces délicieux petits pains ronds que j'affectionne tellement avec des tranches de charcuteries au milieu. Puis c'est le départ pour la concession pour aller récupérer l'Ural de Dan qui était au service. L'émotion est un peu retombée. On analyse, on décortique, on cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer et comment cela est arrivé. Le concessionnaire aussi s'enquière de l'état de santé de notre ami et des détails de l'accident. On s'arrange avec lui pour que l'entreprise de dépannage amène le Side chez lui pour les réparations.

    Après avoir réarrangé les bagages dans les paniers et les coffres avant d'aller voir Pit à l'hôpital. Damien prends la route pour la Suisse. 
    Pit a l'air d'aller bien et ils ont l'air de bien s'occuper de lui. Son sourire est très rassurant. Il devrait être rapatrié dans les prochains jours. 

    De notre côté, on reprend la route pour Innsbruck. J'expérimente mes premiers kilomètres en passagère Ural dans le panier. Et c'est super. Christine, ma pilote, conduit prudemment et avec souplesse. ça bouge dans tous les sens, ça vibre, ça vit! Je suis bien équipée contre le froid et je n'ai qu'à profiter des paysages alors qu'on file dans la campagne autrichienne. Petit arrêt chez Louis dans la périphérie de Salzburg. M'y revoilà. Cette ville est si jolie, entourée de montagnes, un rayon de soleil et les couleurs de l'automne. C'est un véritable tableau de maître. Elle mériterait une attention plus particulière.
    Le traffic est par contre très chargé et on peine à se faufiler entre les voitures avec des sides-cars, évidemment.

    On file on file, au loin les sommets enneigés commencent à découper l'horizon et les premiers défilés se profilent sous nos roues. La plaine cède la place à des collines puis les collines se font plus escarpées et enfin se sont des falaises qui nous entourent. On les devinent entre les oranges, les rouges, les jaunes et le blanc de la neige. Encore une fois, je m'émerveille de la beauté de cette nature qui nous entoure.  C'est fou d'être ici. Les odeurs de l'automne aussi. Vous savez, la terre humide, le bois qui se consument dans les cheminées, le moteur chaud, le mélange du goretex, des mousses du casque. J'appartiens à cet univers.

    Cette aventure me donne très envie de me mettre au side-car. J'ai tellement de projets pour cette vie de motarde. Je suis montée sur une Royal Enfield à la concession et cette moto aussi me tente beaucoup. J'ai très envie d'avoir une moto facile à réparer pour ne plus m'inquièter d'avoir de la casse. En fait, j'ai envie de ne plus m'inquièter de rien, enfin plus de ces impondérables qui arrivent parfois. 
    La nuit commence à tomber sur la route pour Innsbruck dans le Tyrol autrichien. Après quelques essais infructueux pour trouver un refuge pour la nuit, nous décidons de faire appel à "Siri" pour nos trouver un nid douillet. Et 300m plus loin, nous avons trouvé notre bonheur dans la Gasthaus de Mauth à St-Johann. Accueil formidable dans des chambres spacieuses et très confortables.

    Souper de chasse au "café de la Poste" pour terminer cette journée riche en émotions et en paysages.

    Demain, on continue la route du retour avec un arrêt prévu au café Oiler69. Un Must-Have Seen semble-t-il. Je vous en dirait plus demain. En attendant, vous pouvez retrouver les photos de la journée sur notre Instragram lvuralch ou sur le site lvural.ch

    Toucher du bois

    Quand j'ai envoyé mon billet dans le train, j'étais loin de me douter de ce que le reste de cette journée me réservait.

    Je suis bien arrivée à Salzburg avec en tête le restaurant où nous avions mangé avec Héméra des années auparavant. Et puis, il aura suffit d'un seul message pour bouleverser une journée ordinaire.
    Pit a eu un accident. 4 messages, 2 messages vocaux. Et le trou noir. Je suis devant le restaurant, je ne sais pas comment. Je percute. J'appelle Damien pour avoir des nouvelles. Il est avec les secours donc je n'en saurais pas plus. Sachant que je n'ai pas internet, Héméra m'appelle et me donne les dernières nouvelles. En fait, ça à l'air d'aller. Il est à l'hôpital, Damien est encore sur le lieu pour le constat avec la police et la récupération du Side. Pilote et machine sont bien endommagés. Ils sont tombés dans un fossé de 30m de profond. Finalement, il a cassé le poignet et la cheville. ça devrait aller.

    Pendant ce temps à Salzburg, j'ai repris mes esprits. Rejoindre le groupe, simplifier l'organisation, ne plus être une source de préoccupation. Dan et Christine m'annoncent qu'ils sont à Wels alors je décide de les rejoindre en train, ce n'est pas trop loin. Le temps de manger un morceau et me voilà à nouveau dans le train, filant dans la campagne autrichienne dans les profondeurs de la nuit.

    Wels. Dan, Christine. Les pièces se reforment. Le groupe se ressert. Damien a pu rejoindre Pit à l'hôpital et nous donne des nouvelles. Il nous rejoindra plus tard dans la soirée.
    Quand il arrive, c'est le soulagement de nous savoir tous en sécurité.

    Il est temps d'aller dormir. Demain est un autre jour. Demain...

    Décidément ce voyage est placé sous le signe des souvenirs de voyage... Celui est de 2012, alors que j'allais voir la mer. Les années filent, les émotions restent gravées en nous.

    jeudi 20 octobre 2016

    Faux départ

    19 octobre 2016 : Faux départ

    Il y a déjà plus d'une année, Damien, fondateur de motardS.ch de son état avait lancé une idée folle. Juste comme ça, presque pour rigoler et surtout pour rêver.

    Et si on achetait des Urals en Russie? Enfin pas juste des Urals, des Side-cars Ural...

    Il a pas fallu le répéter. La graine était semée et le projet lancé.

    Quelques mois plus tard, 3 side-cars Ural étaient acheté en Lettonie (les papiers d'importation depuis la Russie trop compliqué à obtenir) par Pitoun, Dan et Christine. Même si l'envie m'a titillée, j'ai renoncé à cette entreprise. Avec la fin de ma vie universitaire, une telle dépense n'était pas raisonnable.
    Que cela ne tienne, je comptais faire le voyage quand même dans un panier, pour le fun, pour le plaisir, pour l'incroyable aventure que cela promettait d'être.

    Les mois passant, mon mémoire prenant du retard. Je dû me résoudre à ne pas partir le 2 octobre avec la Team Ural pour la Lettonie. Avec la ferme intention de les rejoindre en Autriche pour faire les derniers kilomètres avec eux sur les routes sinueuses des Alpes.
    Mercredi soir, je devais être à Innsbruck à les attendre lors de leur passage le lendemain. Mais lorsqu'ils sont arrivés à la concession Ural Europe à Machtrenk près de Linz le mécano a été ferme. Les paniers et les Urals sont mal montés. La Team est donc retenue à Linz pour une journée. Je reste donc une nuit de plus à Lausanne et décide de prendre le train le lendemain pour Salzburg en Autriche.

    Train dans lequel je suis à présent. Les paysages sont magnifiques! Les arbres parés d'orange, de rouge, de jaune... Michèle Guigon disait sur scène : "En automne, les arbres rendent en couleur tout le soleil qu'ils ont accumulé durant l'été". Quelle belle image... Le train file dans les gorges escarpées. Entre les sommets enneigés. Enlacé entre fleuve et route. Quel spectacle.

    Je me réjouis tellement de réjoinde l'équipe et de faire de la route dans le panier d'un Ural. Cette perspective fait remonter mes souvenirs de notre sortie aux Vieux Éléphants avec Hépaïstos il y a 4 ans (bientôt) déjà.

    Dans 2 heures et demi je suis à Salzburg. Je viens de recevoir un message comme quoi les Urals ne sont pas prêts. Je ne sais pas si les copains seront là à mon arrivée.
    Dans tous les cas en souvenir d'Héméra et de notre beau voyage en Autriche en 2011, je vais essayer de retrouver le restaurant italien dans lequel on avait si bien mangé.

    (Ces parois escarpées me donne aussi envie d'assouvir une autre de mes passions, la grimpe. J'ai fait tellement de progrès sur la gestion de mon mental!)

    Vous pouvez suivre notre périple en photos sur le compte Instagram lvuralch ou sur notre blog lvuralch.ch ;)
    Et mes impressions personnelles ici même, évidemment.

    lundi 15 juillet 2013

    15 juillet - 1h du matin - Fribourg

    Et voilà la boucle est bouclée, 6000 kilomètres de bonheur, dont 5 démarrages assistés par un Poseidon infatigable!

    Mes pensées vont vers lui ce soir :
    Lui qui a pensé, organisé et mené cette extraordinaire aventure du début à la fin.
    Lui qui jusqu'au bout m'aura accompagner sur les routes du Nord et celles qui mènent au retour au pays.
    Je te remercie infiniment pour ces 14 jours au bout du monde! (Ou presque)

    Quelle aventure!

    De retour à Fribourg (en train depuis Lausanne) pour ma première nuit suisse depuis 15 jours (! Oui oui j'en fais trop je sais, faut dire que j'aime aussi ma patrie :)) je savoure tout ce que nous avons vu!

    L'Ecosse, j'y retournerais! 

    vendredi 12 juillet 2013

    Jour 12 - Bye bye Scotland

    Ce matin nous avons repris la route vers le Sud et la maison pour 3 jours de balades à travers la campagne écossaise.
    La matinée se déroule à merveille le long du Loch Lomonds et de sa magnifique région.
    Une fois à Glasgow mon alternateur (ou du moins la même chose que vendredi dernier) a rendu son tablier pour la seconde fois.
    Quelques analyses de possibilités et de choix à faire, nous prenons l'option poucette et rentrer au plus court... Soit 667 kilomètres a faire pour rentrer à Londres dans un premier temps pour attendre le ferry et puis ensuite retour en Suisse.
    Le voyage s'achève plus vite que prévu mais bon, il y a pire que Londres pour attendre le ferry!


    Jour 11 - Come back to Balgowan

    Après une nuit hantée par la sortie imminente de mes résultats, c'est relativement barbouillée que je reprends la route.
    Objectif de la journée : trouver du wifi.
    But et bonheur de la journée : roulage dans la réserve des Tossachs(?) sous un soleil tenace et des températures caniculaires!
    A Helensburg, où nous prenons un déjeuner délicieux, pas de wifi.
    L'objectif atteint, je rumine mes notes lamentables pendant un long moment... Il y a vraiment des jours où je me maudis d'être comme ca.

    Par contre, le but est atteint! Quelques à peine 300 kilomètres de routes serpentants dans les vallées et les forêts profondes autour de lochs et rivières.
    Je conseille aux personnes maintenant plus que convaincues j'espère par la beauté de l'Ecosse de commencer par cette région avant d'attaquer les côtes du Nord.
    Demain, le retour au Sud commence avec un goût amer de regrets et de "on reviendra"




    mardi 9 juillet 2013

    Jour 10 - Pont sur l'Atlantique

    Les paysages ont bien changés depuis qu'est descendu au centre ouest de l'Ecosse. Les vents des cotes se sont apaisés et les landes sont devenues forêts épaisses et mystérieuses. Les montagnes sont plus rondes et plus accueillantes.
    La journée a été magnifique et sous un soleil et une température parfaite!
    Passage à Oban puis sur le seul pont sur l'Atlantique! Où nous avons mangé un burger succulent, vraiment, oui sérieusement plus mieux que tous les autres du monde entier oui, absolument.
    Arrêt pour la nuit dans un camping envahi de midges (Sortes de moustiques mutants super chiants encore plus que les nôtres) dans la région du parc naturel de Loch Lochmond.


    Oui oui, j'ai un loch pour moi toute seule :)


    Pont sur l'Atlantique

    Jour 9 - Dunkeld

    Balades dans la région de Newtonmore en Opel Manta rouge magnifique :)

    Jour 8 - Loch Ness

    Après une nuit difficile sous un vent déchaîné, nous commençons la route sous une petite pluie tenace jusqu'au mini ferry pour quitter l'île de Skye et rejoindre le "continent".
    La traversée mérite le détour! Dernier ferry a plate forme pivotante d'Ecosse, toute une aventure :)
    Nous rejoignons ensuite les grands axes pour rejoindre le mythique Loch Ness.
    Après tout ce qu'on a vu, après toute la magie du Nord, après les terres solitaires, retour à la réalité! Masses de touristes, de voitures et de car pour un paysage sympathique certes mais qui fait bien pâle figure à côté de l'Ile de Skye. Si c'était à refaire, je commencerais par le Loch Ness.
    Jolie journée qui s'achève. Demain, c'est repos pour les motards du Nord.
    Et quelle chance avec le temps! 




    samedi 6 juillet 2013

    Jour 7 - Isle of Skye

    Départ sous le soleil et le vent des mers!
    La journée s'annonce magnifique en direction de l'île of Skye via la route côtière de Wester Ross et les jardins d'Inverwe!
    Comme les autres jours, c'est un défilé de paysages sublimes!
    De vallées en vallées de lac en lac, wow!
    À ceux qui ne savent où partir, je répondrais l'Ecosse!
    Chaque vallée est un théâtre de légende, chaque route une invitation au voyage et chaque kilomètre un concentré de bonheur!

    Ah oui je vous aient parlé de la dernière blague de Artémis?

    Sur la route des Jardins, Nero se fait reculer dessus par un étourdi, rien de grave heureusement!

    L'arrivée sur l'île de Skye via le pont vaut a lui seul son pesant de cacahouètes!
    Unique, et l'île est un paradis sur terre!
    Marcheurs et motards y trouvent leur compte et tout cela sous un soleil radieux!

    Aller en Écosse, c'est entreprendre plus qu'un voyage en moto, c'est aller au delà de ce qu'on a jamais vu et de ces propres rêves.

    Une blague? Quelle blague? Ah oui, Artémis...
    La fourche fuit... Rien de grave encore mais à surveiller!


    Clin d'œil aux connaisseurs ;)



    jeudi 4 juillet 2013

    Jour 6 - Ullapool

    Départ de John O'Groat tranquillement après l'averse, le temps présage d'être de bonne augure pour la peine!
    300 kilomètres de cotes déchirées et magnifiques!
    Je me refuse à le raconter, les mots me manquent.
    Arrivée à Ullapool juste après la pluie :)




    Jour 5 - John O'Groat

    La journée commence bien! Balade dans le village pour se mettre en route et pour profiter du ciel qui s'est dégagé.
    Petit déj et c'est parti!
    300km a travers les montagnes de Cairnsgorms, les landes et la côté est de l'Ecosse! Des forêts aux plaines à moutons et des montagnes à la mer, autant d'odeur et d'ambiance qu'on ne connait pas par chez nous.
    Quel bonheur, difficile de décrire et de vous raconter, je suis perdue dans ces grandes étendues.
    John O'Goat première et dernière maison de l'Ecosse, jolie petit port avec sa station balnéaire harmonieuse et son chouette camping!
    Des locaux forts sympathiques, le vent et la tranquillité pour compagnons. Parfait pour se vider la tête!


    mardi 2 juillet 2013

    Jour 4 - Ballater (Balmoral)

    Après une nuit fort confortable et légèrement fraîche, nous reprenons la route direction l'Ecosse et Edimbourg...
    Des jolies petites routes roulantes a travers les forêts de chênes, des petits villages bucoliques, des forêts de pins et finalement les montagnes écossaises!
    Il n'y a rien de comparables a ce que j'ai déjà vu. Les distances sont gigantesques et les routes de peu à très chargées!
    Après une journée de routes sous des pluies intermittentes nous trouvons un B&B très confortable.
    La résidence d'été du docteur de la famille royale semble t-il.
    Bonne et belle journée certes humides.



    Jour 3 - Hadrian's Wall

    Départ de Londres avec un arrière goût de reviens-y tenace...
    Nous avons filé vers le mur d'Hadrien sous une épaisse couche de nuage et puis finalement le soleil s'est mis à brillé et a illuminé le mur rendant les paysages encore plus magnifique!
    Nous avons enfin croisé des moutons sur la route et profité de la splendeur des Landes anglaises!
    Magnifiques et infinies, on passe de la forêt aux collines verdoyantes parsemées de moutons à têtes noires.
    Les kilomètres défilent et après une courte balade au pied du muret(!) d'Hadrian nous plantons la tente dans un magnifique camping à quelques kilomètres du Steel Rigg.

    Magnifique journée!

    lundi 1 juillet 2013

    Jour 2 - Découverte de Londres!

    Londres immense, Londres majestueuse, Londres touristique...
    Magnifique balade dans Londres avec un super guide!

    Je pense que les lieux suivants vous diront quelque chose...